Maroc -France : le match de toutes les tensions .

L’avant et l’après Maroc – France
À quelques heures du quart de finale opposant le Maroc à la France, les spéculations vont bon train : d’un côté, la sereine maîtrise du professeur-coach Mohamed Wahbi , de l’autre, une arrogance à peine déguisée du coach des Coqs sportifs.
Les nerfs sont tendus et des tremblements de terre touchent les couples franco-marocains. Qui gagnera cette partie ?
Un Maroc qui unifie le monde entier, suscitant le respect et l’admiration de tous, ou une France multiculturelle et « chimicolor » ? Un ami me rappelle ceci : « Nos joueurs doivent savoir qu’ils jouent contre une équipe du Sénégal entraînée par un Français ». C’est tout… Tout est dit.
Les réseaux sociaux explosent et les places sont chères sur les terrasses des cafés du Royaume. On n’arrive pas à se projeter dans une victoire marocaine, mais on se prépare plutôt, inconsciemment, à un faux pas qui nous plongerait dans la dépression.
Qui sortira vainqueur ?
Un Maroc ambitieux ou une France régulière ?
L’après-match
Si le Maroc gagne, le tapis rouge nous sera déroulé pour viser le trophée mondial. Beaucoup de supporters pourraient devenir hystériques et ultra-euphoriques, et des réactions enfouies pourraient ressurgir : une victoire sur l’esprit arrogant français qui va au-delà du football — désolé pour les médiateurs à fleur de peau —, une victoire dans la continuité de notre suprématie à certains niveaux… Bref, on en perdrait presque la raison.
Mais si, par malheur, les Tricolores remportent la partie, on saura alors que nos efforts ont encore une fois leurs limites, que nos joueurs n’ont pas su garder leur sang-froid, et que notre professeur-coach a mal géré les remplacements.
D’autre part, les langues de vipères de certains journalistes commenteraient à peine la consécration, et iraient directement jeter leur venin sur l’équipe adverse de la demi-finale.
Enfin, comme il n’y aura qu’un seul vainqueur, le « Latif » sera répété partout dans nos chères « zaouïas » du Royaume.
Demain, 10 juillet, sera un autre jour pour nous.
Maudit ballon rond vous dites ?
