Tourisme ou pas : un mal – être généralisé s’installe.

*Chronique : Un mal-être généralisé s’installe*
Il y a quelque chose dans l’air. Les gens sont perdus, irritables.
Que se passe-t-il ?
Le constat est partagé. Partout, le même diagnostic : une montée de l’aigreur, du stress, et une violence verbale banalisée.
Les grands voyageurs le confirment. D’un continent à l’autre, ils observent les mêmes symptômes : la joie se fait rare, la spontanéité recule. Même dans les bars, lieux traditionnels de décompression, les clients marquent un temps d’arrêt anxieux avant leur premier verre. Une tension palpable, qui touche toutes les couches de la société.
Les touristes n’échappent pas au phénomène. En quête de dépaysement, ils arrivent pourtant lestés de leur propre mal-être. Beaucoup espèrent, consciemment ou non, que le voyage agira comme une thérapie. Le package acheté — vol, hôtel, restaurants, visites — ne l’inclut pourtant pas.
Mais le phénomène dépasse le seul tourisme. Au quotidien, la plainte est devenue généralisée. Riches et pauvres, personnes en bonne santé ou malades chroniques, actifs et chômeurs, dirigeants et employés : tous expriment le même sentiment d’usure.
Le réflexe du « sauve qui peut » domine. Au moindre contact social, l’énergie négative se transmet. Chacun cherche, chez l’autre, un point d’ancrage ou une forme de soulagement face à un mal-être devenu récurrent.
Reste une question : pourquoi ?
D’où vient cette anxiété collective qui redéfinit nos rapports sociaux ? Les spécialistes évoquent l’après-Covid, l’inflation, l’instabilité géopolitique, la surcharge numérique. Mais aucune explication unique ne suffit à épuiser le sujet.
Le malaise, lui, est bien réel. Et mesurable.
Asstarfirollah Al3adim .
