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Artisanat et excès de bagages : Et si L’État intervenait !

Et si l’État marocain subventionnait aussi les excès de bagages pour booster l’artisanat ?

1,232 milliard de dirhams est la recette en devises générée par l’artisanat du pays en 2025.

Question pour les nuls : peut-on doubler ce chiffre en adoptant une mesure inédite à l’échelle nationale ? Le Maroc peut-il trouver une formule juridique, commerciale et, de préférence, économique nationale pour prendre en charge les excès de bagages à leur sortie du territoire ?

Imaginez juste ce slogan sur les plateformes de tous les comparateurs aériens ou compagnies «  Low Cost «  :

« Venez au Maroc et repartez avec une franchise de 10 kilos offerte «  dans toutes les langues.

Imaginez juste l’effet psychologique d’un éventuel achat d’artisanat post voyage retour chez nos futurs hôtes et touristes ?

Nos génies nationaux pourraient bien trouver une parade pour faire passer cette directive vis-à-vis de l’organisation IATA ou de celle de l’Organisation mondiale du commerce.

Car le constat est très simple aujourd’hui : on fait mieux que certaines destinations de la Méditerranée en termes de flux, mais moins en termes de recettes. La comparaison avec l’Égypte est évidente.

Alors que nos avions arrivent surbookés avec une clientèle « low cost » de partout : jeans et baskets avec un petit sac à l’arrivée comme au départ, profitant d’un séjour « ultra cheap », car pour la simple raison : ils ne prennent pas de bagages en soute.

Au final, on voit toutes ces générations de touristes gambader dans nos « souks » et « médinas » en scrutant les articles d’artisanat sans pouvoir les acheter et les ramener avec eux, faute de franchise bagages.

Des millions de dirhams échappent ainsi à notre Trésor public et, au grand dam de nos artisans et commerçants.

L’intelligence artificielle, dont tout le monde se saisit aujourd’hui, peut-elle nous aider à trouver l’équation juste pour ce petit « hic » ?

Le débat est ouvert et toutes les bonnes idées sont les bienvenues. Place aux « think tanks » souverains et à nos jeunes prodiges pour nous concocter la « meilleure recette ».

L’artisanat du pays et nos millions d’artisans et commerçants s’en sortiraient bien gagnants.

Le Branding de la destination Maroc est assez flou et contrasté et à terme l’effet Boomerang pourrait être fatal .

À bon entendeur.

Samir Berhil

Samir Berhil – Expert OMT, guide accompagnateur touristique confirmé, il signe pour The Nomad des analyses éclairées sur les transformations du secteur au Maroc et à l’international.

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