Le métier qui fait rêver, mais malheureusement

Le « Job » qui fait rêver, mais malheureusement…
Dans les années 70, 80 et 90, les réseaux sociaux n’existaient pas, et pourtant un métier était toujours envié par tout le monde.
Un « job » assez unique avec qui l’état-major de la Gendarmerie royale communiquait assez souvent. Et ils appelaient les professionnels par leurs noms, étaient courtois et respectueux envers eux.
Ce travail est toujours assumé par des personnes à l’ego surdimensionné, dans une catégorie hétéroclite : un regroupement de vétérans dont le cursus ne dépassait pas le « brevet » de l’époque, des reconvertis d’anciens métiers : professeurs, fonctionnaires ou d’éminents universitaires depuis une vingtaine d’années, ou des professionnels du même secteur ayant délibérément basculé vers cette expertise exceptionnelle pour différentes raisons.
Ces hommes et femmes fréquentent encore les hautes sphères du pouvoir, car ils exercent un « boulot » stratégique : je veux parler des guides de tourisme marocains.
Autrefois, les préfets de police ou commandants régionaux des brigades de Gendarmerie royale étaient nos amis. On nous facilitait tout : au moindre souci avec nos hôtes « touristes », on appelait au secours et la solution était vite trouvée.
Aujourd’hui, hélas, malgré une arrivée massive de profils ultra cultivés, le climat social au sein de cette catégorie socioprofessionnelle laisse beaucoup à désirer.
Ce même ego égocentrique et dangereux crée des divisions entre les uns et les autres. Beaucoup considèrent leur statut comme privilégié et se voient comme le centre du monde et, en plus, gratifiés par des « qualificatifs » récurrents des clients, se sentent « Moussa Ibn Noussaïr des héros » ou « Picasso » des artistes…
Les dissensions sont nombreuses et les coups bas sont fréquents. Certains vétérans ou « véreux manipulateurs » du métier polluent le débat public, surtout au niveau des groupes WhatsApp de ces professionnels. Résultat : une frustration des jeunes guides de tourisme hautement qualifiés, pour certains.
Aujourd’hui :
Jusqu’à quand cette situation doit-elle durer et comment l’expliquer ?
Est-ce un microcosme de notre société ou une banale communauté s’entretuant sans vergogne ?
Quel sociologue peut expliquer cela ?
Les débats entre collègues sont souvent houleux, et chacun pense détenir « la vérité ».
Comment leur venir en aide ?
Énormément d’actions privées sont réalisées : des prix internationaux et des reconnaissances mondiales, des témoignages poignants et des millions de messages de nos hôtes honorent nos collègues.
Alors, encore une fois cette question : à quoi servent ces attaques de part et d’autre ?
Que reste-t-il de notre métier ?
Quelle image donnons-nous aux actuels et futurs collègues ?
Je vous laisse y réfléchir, car L’ÉTAT n’a que faire de ces esprits négatifs.
Oh ! Jeunes collègues, réveillez-vous et constituez une nouvelle force de résistance, de résilience et de propositions.
À bon entendeur.
