Agences de voyages et DMC : Un peu plus d’imagination.

Agences de voyages classiques : Un peu d’imagination, s’il vous plaît !
Le tourisme culturel attire une clientèle internationale importante au Maroc.
Oublions les visiteurs du Nouvel An, les vacanciers d’été ou les milliers de retraités en camping-car le long de nos côtes atlantiques, et parlons des touristes assidus, des globe-trotteurs et des véritables voyageurs dans l’âme qui atterrissent chaque jour chez nous. Cette franche de touristes mérite toute notre attention.
D’abord, parce que tous les circuits culturels qui leur sont destinés, sans distinction d’âge, de nationalité ou de catégorie socioprofessionnelle sont à revoir .
Mais avons-nous vraiment pensé à la mise à jour des formules proposées par nos chères agences de voyages ?
Les programmes proposés sont toujours un parcours du combattant : des horaires quotidiens de départ aux aurores et des visites programmées en journée à la va-vite. Du coup, aucune possibilité d’immersion en prenant le temps de faire des pauses en terrasse de café, par exemple :
Au niveau des quartiers du centre-ville de Casablanca, au pied des immeubles Art Déco ou « Time Out » (de vrais bijoux et un patrimoine unique au monde, outre The Daily Express Building à Londres, The Chrysler Building à New York, The Art Deco Historic District à Miami, Eros Cinéma à Mumbai ou The Central Fire Station à Auckland City, par exemple).
À Tanger, les visiteurs descendant des croisières ne verront presque jamais les bâtiments coloniaux de près. Un passage furtif en bus provoque une frustration extrême dans la capitale du détroit.
À Marrakech ou Fès, la visite dans les médinas est une course pour visiter les “madrassat “coraniques ou certains musées, sans presque jamais un temps de répit dans un Riad ou un jardin public type Jnan Sbil à Fès, les Arsat Moulay Abdeslam et Jnan El Harti à Marrakech ou le beau parc public Hassan II avec les magnifiques jardins d’essai à Rabat.
Chaque ville touristique marocaine regorge de coins apaisants pour faire des « breaks » en cours de visites.
Ces moments précieux permettraient aux guides conférenciers, par exemple, de parler des personnages et personnalités politiques, des érudits marocains qui ont marqué l’histoire ou de relater certains épisodes impossibles à détailler une fois dans les bus ou en courant à pieds derrière les horaires d’ouverture ou de fermeture de certains sites historiques.
La clientèle avide de connaissances culturelles mérite plus d’attention de la part de nos DMC et agences réceptives marocaines : prenez le temps de faire souffler vos clients. Cette frénésie de tout faire (jardins Majorelle, qui sont une invention non marocaine, ou la cité romaine de Volubilis) fait perdre à ces hôtes, souvent des professeurs universitaires, chercheurs ou « voyageurs dans l’âme », l’occasion de repartir avec un voyage immersif et d’augmenter la fameuse « expérience client ».
Speremus vehementer.
